Alex Turner, Jamie Cook, Matt Helders et Nick O’Malley sortent un nouvel album ce lundi 6 juin intitulé Suck it and see. Il s’agit du quatrième album studio du groupe, produit par James Ford au Sound City Studio à Los Angeles.
Après avoir hésité pendant quelques temps entre "The Rain-Shaped Shimmer Trap" , "The Thunder-Suckle Fuzz Canyon", "The Blondo-Sonic Rape Alarm", et "Thriller", les Arctic Monkeys se sont décidés pour le titre Suck it and see qui fait référence au film de Stanley Kubrick, Orange mécanique.
On avait déjà pu écouter quelques titres comme Brick by Brick ou encore Don’t sit down cause i’ve moved your chair depuis le mois de Mars. Mais depuis le 30 mai la totalité de l’album Suck it and see était disponible à l’écoute en streaming sur leur site internet.
Ce dernier album est bien différent des trois précédents.
En effet, succédant à Whatever People Say I am, That’s what I’m not (2006), Favourite Worst Nightmare (2007) et Humbug (2009), Suck it and see dévoile une nouvelle facette du groupe, montrant un rock moins fougueux et peut être un peu plus mature.
Alex Turner se confie même dans une interview accordée au journal britannique NME dans laquelle il affirme qu’il s’est inspiré de David Bowie, Nick Cave, Lou Reed et Leonard Cohen.
Les premiers titres She’s thunderstorms et Black Treacle sont un peu décevants, un rock assez plat et manquant de caractère à mon goût. S’en suit Brick by Brick qui ne me fait toujours pas changer d’avis, je trouve ce morceau un tantinet ennuyeux.
Ensuite The Hellcat spangled shalala change la donne. Plus doux mais entraînant, cette ballade rythmique est bien construite et électrique.
On enchaîne avec Don’t sit down cause I’ve moved your chair, influencé par Queens of the Stone Age, qui remonte le niveau de l’album, on notera une première partie de chanson plutôt monotone mais finalement bien menée qui met en valeur les irrégularités rythmiques travaillée de la deuxième partie du morceau. De plus le clip, vous donne l’impression d’être dans un autre monde à travers le flou des contours ainsi que les couleurs saccadées qui s’accordent aux changements de rythmes. Puis, Library Pictures constitue une alternance entre un rock agressif et acide et la voix plus calme et posée d’Alex Turner. Bel effet de style.
Dans la suite de l’album, la monotonie retombe, la cadence souvent uniforme et le manque de vigueur se font sentir. Dans All my own stunts la partie instrumentale s’accorde sur la gamme de la voix du chanteur pour donner un résultat plus électrique, Reckless serenade est bien construite mais reste simple et Piledriver Waltz, autre ballade qui montre une version plus mélancolique de la voix d’Alex Turner, ne m’enthousiasme toujours pas énormément… De même, Love is A laserquest ne déroge pas à la règle, toutefois Suck it and see, un peu plus dynamique redonne un peu d’espoir à l’auditeur attentif mais ne le convint pas. Enfin, That’s where you’re wrong, dernière chanson de l’album, confirme le manque de caractère global de Suck it and see.
Et, si vous souhaitez les entendre en live, ils seront en France le 3 juillet aux Eurockéennes de Belfort, le 11 juillet aux Nuits de Fourvière à Lyon et le 27 août à Rock en Seine à Paris !
Tracklisting :
1. She’s Thunderstorms
2. Black Treacle
3. Brick By Brick
4. The Hellcat Spangled Shalalala :
5. Don’t Sit Down ’Cause I’ve Moved Your Chair
6. Library Pictures
7. All My Own Stunts
8. Reckless Serenade
9. Piledriver Waltz
10. Love Is A Laserquest
11. Suck It And See
12. That’s Where You’re Wrong



