Son biographe officiel le dit mieux que moi : "A 27 ans, si Madjo n’a pas encore pris ce pli sagement amidonné des chanteuse pro, elle n’a pas non plus ce froissé coupable de celles qui s’éveillent trop tôt à la lueur plein phare des hypes éphémères".
Et il ajoute d’ailleurs : "C’est donc sans doute l’âge idéal pour propulser hors de soi un trop plein de musiques, de sons, d’images et d’histoires et les consigner dans un premier album qui séduit d’emblée pour son mélange habilement dosé de fougue et d’assurance."
Madjo, 27 ans ry originaire d’Evian-les-Bains (Haute Savoie représente !!!) nous a livré son premier album, Trapdoor en Septembre dernier, après avoir écumé les festivals pendant tout l’été dernier.
Bilan : une franche réussite !
Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas entendue une voix soul comme celle-ci sur le territoire français. Madjo nous distille une musique oscillant entre la pop, la folk et la soul, sans aucune prétention, en y ajoutant les sonorités africaines probablement héritées de son grand père sénégalais.
Les douze titres, (dont quatre chantés en français) s’enchaînent avec une efficacité redoutable. Mention spéciale à Mad Mind, et Leaving My Heart, même si la qualité est omniprésente tout au long de l’album. Madjo manie aussi bien la langue de Molière que celle de Shakespeare, et parvient à nous emmener dans son univers avec une humilité et une facilité déconcertante.
En résumé, un album plein de malice et de fraicheur, remède instantané contre le stress et les baisses de moral.
Et en plus ces clips sont magnifiques, la boucle est bouclée.



