Aretha Franklin, the Queen of Soul

In Le Mag by Mathieu Lambert0 Comments

Aretha Franklin, chanteuse américaine considérée comme la reine de la soul, s’est éteinte ce jeudi 16 août 2018 à l’âge de 76 ans. Dynam’hit lui rend hommage.

La Lady Soul

Aretha Franklin s’est vue attribuer le titre de légende de la soul et le surnom honorifique de « Lady Soul ». En témoignent ses 33 albums studios et 75 millions de disques vendus (chiffre qui devrait augmenter dans les semaines à venir). Elle est également l’artiste féminine qui a vendu le plus de vinyles de l’histoire.

Détentrice de 18 Grammy Awards, son succès s’est construit sur une énergie et une puissance vocale hors normes, mais également sur la figure de féministe afro-américaine qu’elle incarnait.

Icône intemporelle du droit des femmes et des droits civiques

En 1967 elle reprend le titre Respect d’Otis Redding, aujourd’hui encore, cette musique résonne comme un hymne universel du féminisme.

L’original d’Otis Redding (en 1965) présentait un scénario très différent : il est interprété du point de vue d’un homme qui travaille dur, exigeant le « respect » (un euphémisme pour le sexe) de sa femme.

Dans sa version, Aretha se permet d’ajouter de nouvelles paroles sur une femme qui demande avec audace le respect de son homme : «Je ne te ferai pas d’enfant dans le dos, mais ce que j’attends de toi, c’est du respect.». La conclusion de cette musique  «Je n’ai besoin de personne et je me débrouille comme une grande.» fit d’Aretha Franklin l’une des égéries des droits civiques et d’une libération des mœurs et l’incarnation de l’appel à la liberté.


Le titre Think (1968) est un autre single de la Queen of soul qui aurait été écrit au sujet de son mari violent de l’époque Ted White. Il est finalement devenu un hymne féministe et le couple a divorcé en 1969.

Le succès fut court (1967-1972) et nous assistons par la suite au déclin artistique d’Aretha Franklin. Mais elle a marqué d’une empreinte indélébile l’histoire de la soul et du droit des femmes. Son engagement est aussi celui en faveur de l’égalité raciale, qu’elle porte grâce à ses sonorités gospel, elle chante d’ailleurs lors des obsèques de Martin Luther King, le 9 avril 1968.

Pour finir cet hommage, deux titres parmi ses plus grandes oeuvres :

  • I say a little prayer (1968) qui raconte le quotidien d’une femme dont le mari est parti au Vietnam

  • Chain of Fools (1969) qui parle d’une fille qui découvre que son petit ami multiplie les conquêtes et qui réalise qu’elle n’est qu’un « maillon de la chaine »

R.I.P.

 

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