Sorti le 18 Décembre, Sadikoi Tape Vol 3 est le troisième projet de l’assocation Marseillaise.

La mixtape est composée de 13 morceaux sur lesquels on retrouve des jeunes rappeurs mais aussi des membres de l’association. Pour mieux comprendre la naissance et la conception du projet, Tanguy, membre de l’association et présent sur la mixtape (ainsi que sur le morceau « Réseau ») a pris le temps de répondre à nos questions.

Globalement, comment s’est passé la conception de la mixtape ?

Tanguy : « On souhaitait faire une suite aux deux précédents projets sortis par l’asso. Dans un premier temps l’objectif était de faire poser des mecs de chez nous. C’est pour ça que tu as pas mal d’artistes made in Sadikoi comme Cesar, Tresor, Naga, Lezed et j’en passe. Finalement la mixtape reflète vraiment le travail Sadikoi.

On a aussi voulu s’élargir aussi sur la scène locale marseillaise notamment avec le dernier track de l’album avec BR la zone. Un artiste signé, qui a déjà fait ses preuves et qui est pour moi la tête de notre tracklisting. On est très content pour ça et le morceau est de qualité. On aurait même pu avoir d’autres artistes de ce registre…

Pour la partie purement musique, la grande majorité des morceaux ont été enregistrés au studio 13eme Art à Marseille. Une grosse production donc, grâce a un contact de notre ancien chef de projet Tom qui y travaille maintenant dans des projets et dans le beatmaking. »

Pourquoi un format mixtape et non pas un format album ?

« On a choisi de se concentrer sur un format mixtape parce qu’il y a beaucoup d’artistes. la direction artistique s’est voulue beaucoup rap, ce qui notre cœur d’activité. Et donc pour ne pas freiner les artistes différents on n’a pas voulu imposer une direction précise, un thème particulier cela pouvant s’avérer trop restrictif. On avait quand même un critère de diversification. SI tu écoutes bien, on a des morceaux chantés comme « Des Loves » ou « Planète », on a du kickage avec « Remet » ou « Personnel » on a des sons plus ouverts musicalement comme « Traficante » ou « Non ». Finalement, la mixtape est diversifiée dans sa forme. Je pense sincèrement qu’il y en a pour tous les goûts a travers les 13 morceaux. Tu remarqueras d’ailleurs que ce chiffre n’est pas forcément un hasard. »

Quels problèmes avez-vous rencontré ?

« Je l’évoquais un peu juste avant, on a eu des problèmes avec une maison de disque qui ne nous a pas laissé un morceau d’un artiste marseillais pourtant préalablement accepté pour faire partie de la mixtape. On a aussi eu le mixage et mastering des morceaux qui ont pris beaucoup plus de temps que prévu, cela dû aussi à notre exigence, nos retours, nous obligeant à sortir la mixtape en fin d’année alors qu’on aurait aimé bien avant. Au final on n’en veut à personne. On travaillera certains choses différemment par la suite. »

Comment êtes-vous rentré en contact avec les artistes présents sur la mixtape ?

« Les contacts avec les artistes se sont faits via un entourage et des relations communes, au cas par cas. Chaque membre de l’équipe était libre de proposer des noms et on voyait ensemble. »

Quel a été ton rôle et celui de l’association dans la conception de la mixtape ?

« L’asso Sadikoi est du début à la fin créatrice du projet, c’est son entité. Dans sa conception, sa direction artistique, sa prise des contacts artistes, sa prise de sessions studios, sa prise de contact mastering, la réalisation de la cover, toute la stratégie de communication autour du projet et sa publication sur toutes les plateformes. C’est le travail de toute une équipe, Merci à eux parce qu’ils ont été à la hauteur. Me concernant étant au pôle album avec Naga et le chef de pro Babou c’était encore plus notre affaire, on a essayé d’épauler dans tout ce que je viens de te mentionner et moi plus particulièrement sur la mise en relation avec les plateformes de streaming. »

On te retrouve d’ailleurs sur « Réseau », quel est ton ressenti par rapport à ce morceau ?

« Je suis très content de faire partie du projet. J’ai fait le morceau « Reseau » a la toute fin du projet. Je connaissais 80% des morceaux présents. Être concepteur du projet et artiste ça pousse à voir les choses différemment. J’ai voulu faire un morceau un peu plus mélancolique et kické dans les couplets et chanté sur le refrain avec un thème plus introspectif pour diversifier de ce qui s’était déjà fait jusqu’alors dans la mixtape. Bien que j’avais d’autres morceaux à proposer. Il faut savoir faire vivre un projet et y apporter ce qu’il n’a pas encore. »

Qu’est ce qui a changé par rapport aux deux précédents projets ?

Par rapport aux mixtapes précédentes, il y a un step-up. J’avais écouté comme tout le monde le volume précédent. Il y avait trop de différences entre les morceaux mêmes si certains étaient de bonne intention. Je pense qu’on a plus réussi a élever le niveau général et pensé à ne laisser que les morceaux de qualité.

Avez-vous laissé carte blanche aux rappeurs pour leurs morceaux respectif ?

« Pour les rappeurs contactés, déjà ça faisait part d’un consensus au préalable avec le pôle album et artiste. On a identifié beaucoup de mecs mais on n’a pas retenu tout le monde. Ensuite, après avoir pris contact, on les a laissés libre pour avoir le meilleur de ce qu’ils peuvent proposer. Ils nous envoyaient leur morceau et on validait ensemble ou non. Voir si ça pouvait s’incorporer au projet, s’il y avait une vraie valeur ajoutée. »

Quelles sont vos attentes après la sortie de la mixtape ?

« On attend déjà des retours positifs qu’on a déjà eu d’ailleurs. C’est la musique d’abord je dirais. Une plus forte visibilité parce que la mixtape est notre vitrine mais l’asso fait plein d’autres choses qu’il faut mettre en lumière je pense notamment aux interviews de rappeurs, de professionnels de la musique ou de nos événements très attendus dans l’école comme nos RC inter-asso.

Et puis se faire connaitre et relayer au niveau de Marseille déjà qui est une ville du rap par excellence. On est dans la bonne direction, personnellement je ne connais pas d’asso étudiante qui va aussi loin que nous. Cette mixtape doit apporter encore plus de crédit au super projet qu’est Sadikoi.  SADIKOI Volume 3 Disponible partout l’équipe ! »