Columbine, de Vicomte à Pierre, Feuille, Papier, Ciseaux

In Le Mag by Ines Pithon0 Comments

COLUMBINE c’est l’histoire d’un groupe d’ados passionnés de musique, qui grandi avec son public et comme le bon vin, se bonifie avec le temps.

Le nom du collectif provient du film Éléphant de Gus Van Sant parlant de la tragique fusillade du lycée Columbine.

Avec l’ennui comme source d’inspiration, les nombreux membres du collectif s’entraident et se complètent dans la production, l’écriture, la réalisation et tout ce qui tourne autour de la création d’un album.

 

 

Leur notoriété fut déclenchée par un buzz avec le morceau Charles-Vicomte et son clip provocateur, percer de cette manière était prévisible pour ce groupe de rennais singulièrement normaux.

Leur rap qualifié de délirant a fait naitre quelques personnages se distinguant du groupe comme l’empereur du sale alias Lorenzo ou bien Charles Vicomte alias Yro.

Le Vicomte, étant le premier personnage à faire connaître son nom grâce à son univers bobo riche sorti des beaux quartiers, clamant le pouvoir de l’argent « je connais pas la violence, je règle mes comptes par chèques ».

 

 

Le collectif surfa longtemps sur la vague du rap décalé, ils sortent alors deux albums 2K16 et Clubbing for Columbine. Ce dernier annonça les prémices du changement vers un rap plus posé, dénonçant davantage la mélancolie adolescente et puisant dans ses références dans la littérature classique.

La solitude, la poésie et le spleen comme nouvelle arme, ces adolescents éternels expriment dans leur dernier album Enfant Terrible et la sortie du morceaux Pierre, Feuille, Papier, Ciseaux la douleur de l’incompris en parlant pour les silencieux, les mal a l’aise et « les enfants de Columbine » qui ne voient plus que l’espoir dans une colombe fusionnée avec un Famas.

Débitant des vérités tranchantes, ils s’identifient désormais à des paroles réfléchies aux descriptions glaçantes : « il sait qu’si demain il part la Terre continuera de tourner, n’effrite pas d’beuh mais broie du noir, dort comme un loir les yeux gonflés » et de conseils parlants : « n’écoute pas les adultes, la vie est belle ».

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