Futurecop!, c’est d’abord et surtout un état d’esprit. Dans la même veine que College, Anoraak ou encore tout le collectif nantais Valérie, Futurecop! nous fait revivre certains souvenirs des années 80, évidemment les plus kitch, en les remettant au goût du jour avec une sauce électro qui en égaiera plus d’un.

Pour vous mettre dans l’ambiance, voici N.A.S.A. qui est leur chanson la plus connue, et qui va vous faire plonger dans leur univers :

Les deux anglais qui forment Futurecop! produisent une pop électronique agrémentée de synthés, ainsi qu’une batterie évoquant les années 80. Les clips et autres pochettes ne recueillent que 3845 couleurs, et laissent place à des licornes, des chevaliers modernes, des quêtes nobles le tout avec suffisamment de science fiction pour esquisser un sourire de grand enfant. Glissons-nous dans cette atmosphère naïve.

Transformers : Commençons avec ce titre qui ne lésine pas sur les synthés. Le rythme nous garde éveillés sur le dancefloor où patins à roulette sont vivement conseillés, et où les coupes de cheveux rappellent celles de la génération précédente. Laissez venir votre promise, faites rouler vos patins à ses côtés.

Avec un petit remix de Ghosthustler qui ne figure pas dans l’album mais qui est tout simplement génial :

Hey Heartthrob! : n’abusons pas des points d’exclamation avec Futurecop!, non. Ce second titre n’est pas leur meilleur, mais l’album regorge de pépites donc ne nous en faisons pas.

Karate : Tout est dit. Pensez à ce film qui nous a fait rêver étant petit, je veux parler de ce Karate Kids évidemment. La flûte de pan, toujours ces synthés, les claps : tout y est. Envolons-nous vers des défis toujours plus attractifs, vers des contrées jamais explorées. Rencontrons de fabuleux animaux qui deviendront nos amis. Pour la vie.

Class of 1984 : l’émotion s’empare de nous lorsque l’on se rappelle ce bon vieux temps, où le lycée était un environnement prospère aux aventures fabuleuses. Les teddys des joueurs de football américain et les majorettes ornaient le décor, et les gadgets de la taille d’une cabine téléphonique nous faisaient vibrer dans nos pantalons bien coupés. Bienvenue en 1984.

Bright Lights, Big City : ne nous faisons pas mal à la tête. C’est un changement radical d’ambiance que nous sommes en train de vivre ici. Ce titre est beaucoup plus violent que les autres, c’est sûrement dû à un mauvais réglage des machines qui datent un peu.

Starworshipper : Retournons vers des mélodies plus innocentes. Ici tout est question de quête encore une fois. Pourrons-nous atteindre les nuages ? Mais oui ! Avec les licornes volantes il n’y a pas de problème, tout n’est qu’amour. Propageons cet amour sur les plaines qui nous entourent.

A noter que la version de l’album est sans parole :

Eyes Like The Ocean : titre génial. L’un de mes préférés. Tout relève d’une magie exceptionnelle, le climat est serein. Une seule question : êtes-vous capable d’arborer des yeux comme les océans le font ? Hum.

Dreams : vous êtes en plein dans les années 80 ne l’oubliez pas. Certes typée club, cette mélodie vous fera tout de même du bien, il suffit de plonger dans l’univers qui s’offre à nous. Mettez le volume fort, vous allez danser d’une manière accomplie.

1988 Girls » : 4 ans plus tard, nous sommes toujours là. Entourés de ces femmes évidemment, la route pour devenir adulte se rapproche. Gardons en tête des péripéties enfantines, et rajoute ces 1988 femmes. De quoi en faire rêver plus d’un. Peut-être l’élue sera parmi elles.

La version avec Keith Masters qui pose son flow dessus :

Thank God It’s Friday. Un titre plus violent encore, mais avec une vidéo qui continue dans la lignée. L’esprit de Justice à ses débuts semble renaître ici pour un titre plus rock.

Northern Lights : le chemin est encore long, mais ne perdons pas espoir. Des petits synthés à la College font surface, avec une saturation qui est présente, mais sans abus. La lutte entre le Bien et le Mal semble porter ses fruits.

Super Saiyan : le clin d’oeil à Dragon Ball Z est évident. Comment ne pas repenser à ce manga qui en a fait rêver plus d’un. Comment ne pas se rappeler des aventures de Tortue Géniale et de Sangoku sans lesquels nous ne serions pas ceux que nous sommes devenus. Ne nous emportons pas.

Gateaux Blaster : un titre qui commence par un sublime jeu de mots est déjà un bon titre. Tout est dit.

Retrouvez l’album sur Spotify http://open.spotify.com/album/1k8ulLhZl23FpwxgJXIkew.

Rédigé par

Fabien Feuillet

Former member