En seulement un an, Gradur a réussi à marquer la scène rap français grâce à ses freestyles fracassants. Validé par les plus grands, c’est avec impatience que le publique attendait son premier album intitulé L’homme au Bob.

Le premier extrait de l’album, Terrasser était un bel avertissement de la part de Gradidur. En effet, ce morceau constituait une preuve du potentiel de l’artiste. Les freestyles c’est une chose, l’album en est une autre. L’attente de cet album était aussi due aux annonces faites par le jeune Gradur : Alonzo, Lacrim, Niro, Kayna Samet et surtout Chief Keef.

Voici Terrasser, premier extrait de l’album

Une réponse à la hauteur des attentes 

L’homme au Bob c’est dix-sept titres de qualité au travers desquels on découvre la polyvalence de Gradur. Cette polyvalence est liée à des morceaux rappés,  d’autres chantés et au niveau des thèmes. On découvre en effet des morceaux plus conscients tels que Confessions. Malgré toutes ces couleurs, les choix des productions créé une certaine cohérence quant à la ligne directrice de cet album.

En termes d’écriture, il ne faut plus le nier, la trap en français à une légitimité d’existence. Si certains la dénigre, l’homme au bob montre bien que ce style peut être travaillé et ne pas être uniquement des cris sur des productions aux basses enivrantes.

Un bon exemple est le morceau jamais, second morceau de promotion de l’homme au bob dont le clip a été tourné en Thaïlande. Les connaisseurs reconnaitront Seth Gueko :

Souvent comparé à Kaaris, Gradur propose des flows différents de ce dernier. Les choix des featurings sont également judicieux, on retrouve en effet des artistes très actifs ces deniers temps et qui se marient bien au style de Gradur. Pour ma part j’ai agréablement été surpris par #lhommeaubob avec Migos où le trio d’Atlanta fournit des couplets de haute voltige. On peut néanmoins trouver dommage que l’intervention de Chief Keef sur le morceau BANG BANG ne soit pas plus longue.

Un album que je prends donc plaisir à écouter en boucle depuis sa sortie ce matin. La seule chose qui manque sur cet album selon moi serait un à deux morceaux qui constituait une réelle prise de risque de la part de Gradur telle qu’une production très atypique au style Trap. Néanmoins c’est un des projets marquants de ce début d’album dont mon coup de coeur est Confessions.

Gradur entame quelques dates notamment au Bataclan et dans différentes boîtes pour des showcase. Petit extrait de son showcase du vendredi 20 février à Marseille :