Hellfest 2016 – Live Report – Jour #3

In Le Mag, Live Report, News by Mathieu Olmi0 Comments

Article du dernier jour de cette magnifique édition du Hellfest 2016. On en a encore pris  plein la vue, les oreilles, et physiquement !

11h : Après un réveil difficile mais impatient de fouler la terre maudite, mes premiers pas (en dehors de ceux en direction du premier buisson en visu…) me portent vers le coin presse, où une recharge de batterie habituelle s’impose. Mais aussi pour griffonner 2-3 notes sur cet événement, et pour préparer au mieux cette dernière journée. Aujourd’hui, les recherches sont nécessaires car à part quelques groupes, je n’en connais pas beaucoup, nous allons donc en découvrir à foison.

12h : Et on commence cette journée sur la Temple, où Stille Volk joue une musique pour le moins originale. Le trio Français dévoile en effet un folk quasi acoustique : pas de guitare ni de batterie, mais un percussionniste et deux joueurs « d’on ne sait trop quoi ». Notre curiosité qui nous avait poussé jusqu’ici fut clairement surprise, mais bon c’est marrant d’attaquer la journée avec des « troubadours » !

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Il se trouve qu’au même moment, un groupe avait attiré mon attention. Backtrack, groupe américain de New York, jouait sur la WarZone du punk hardcore. C’est tout naturellement qu’il me fallait tendre une oreille et découvrir peut être un truc de ouf ! Et ben 10 min après, je n’accroche finalement pas vraiment. Deux choses qui m’ont pas fait accrocher à leur style : la voix du chanteur bien mais pas top, et le côté trop punk pas assez hardcore comme peut l’être Hatebreed.

13h : Comment ? Un groupe Israélien qui fait du metal oriental sur la Main Stage 1 ? En effet, Orphaned Land, qui mélange du metal progressif / doom avec des sonorités orientales bien de chez eux joue sur la plus grosse scène du Hellfest. Et ce n’est pas pour nous déplaire. Sans non plus casser la baraque, le petit groupe de la terre promise est en place, ils arrivent à bien mixer leurs différentes influences, et c’est tellement rare d’entendre un truc du genre qu’on se prend facilement à headbanger sur certains riffs puissants. Le seul bémol : le chant. Parfois je trouve qu’il en fait un peu trop, pas visuellement mais vocalement. Il a tendance à nous rappeler notre bon Serj Tankian (System Of A Down), mais en moins bon. Belle performance du groupe ceci dit, on apprécie ou pas (un peu comme tout), mais on reconnaît que ça envoie quand même bien. Thumb Up !

Ce n’est pas que je ne voulais pas rester devant ce groupe, mais sur la Valley,  Death Alley propose du « proto-metal » ! Vous connaissez pas ? Ben moi non plus. Les artistes ne savent plus quoi inventer de nos jours… Bon en vrai, ils nous viennent de Amsterdam, et ils mélangent du bon rock bien vénère avec un peu de sons psychés. C’était une découverte intéressante, ça s’écoute globalement bien, même si parfois un peu trop dans leur délire psyché justement, et le chant n’est pas leur meilleur atout.

13h30 : Skalmöld s’est installé sur la Temple, et mes potes qui s’étaient renseignés voulaient voir ce groupe. Un metal folk / viking metal venu tout droit d’Islande. Alors sortez vos haches, vos casques à cornes et gueulez comme un troll dans votre barbasse si vous en avez une ! Dans la pratique, le groupe est bon, son univers est bien représenté visuellement (costume) comme musicalement, mais c’est plus black que ce qu’on pensait, et en fait c’est moyen.

Skalmold

14h : Direction la bouffe, il va falloir prendre des forces pour Gojira ! Un petit sandwich de chez Hell’s Kitchen et ça repart. Alors qu’en fond sonore, c’est Dragon Force qui nourrit nos oreille, ou bousille je devrais dire. Bon les mecs sont très bon, et la renommée du groupe n’est plus à faire, mais je ne suis pas fan de leur power metal.

15h : Les français de No One Is Innocent investissent la Main Stage 1, et nous nous restons pas loin posé dans l’herbe à faire un petit somme en attendant la suite. Ils mettent bien le feu, c’est un groupe que je connais peu mais ils « performent » dans un registre bien taillé dans le rock qui me plait bien.

16h : Et la suite que nous attendions arrive. Enfin c’est surtout mes potes qui attendait ça : Tarja, l’ancienne chanteuse de Nightwish. Si vous ne connaissez pas, eh ben tant mieux pour vous. Bon je suis un peu méchant ok. C’est un groupe de smetal symphonique, un peu comme Within Temptation, donc mes arguments ici seront les mêmes. Les filles dans le metal, c’est délicat, et ce mot se comprend dans les deux sens ! Parce qu’elles sont en effet trop délicate, et les chanteuse d’opérette c’est chiant. Alors oui artistiquement on vous dira c’est bien construit, il y a de la mélodie, elle chante bien et ça change du metal classique tout ça tout ça… Bah j’accroche pas quand même. Après je ne connais pas assez pour critiquer, mais j’en ai je pense suffisamment entendu pour avoir un avis plus ou moins objectif.

Du coup, j’ai vite décalé sur la Valley pour voir Unsane. Aaaah, on se rapproche de quelque chose d’intéressant là. Bon c’est assez crachant comme metal, c’est pas pour rien qu’il exerce dans un noise metal post hardcore etc… C’est bien corrosif, et ce n’est pas sans me rappeler Will Haven sur certains riffs. Nous ne restons pas trop longtemps parce qu’il s’agit maintenant de rejoindre au plus tôt la Main Stage 1.

16h45 : Le moment le plus attendu du Hellfest pour la majeure partie d’entre nous et des festivaliers : Gojira, le groupe de metal Français le plus connu en France et à l’étranger s’apprête à mettre le feu, après avoir sorti son dernier album 2 jours auparavant. Un grand nombre de festivaliers a déjà vu le groupe en live, mais l’excitation se fait toujours autant ressentir ! Ils montent sur scène. Toxic Garbage Islandquel morceau pour introduire leur live ! Gros pogo, gros bordel, gros kiff, du slam, un retour par le côte de la scène, on pousse un peu et c’est reparti pour un tour.


Alexis : Je voulais quant à moi revenir sur le concert de Gojira qui pour ma part, et cela me fait mal de l’admettre, m’a quelque peu déçu. Alors attention, je préviens de suite, le concert fut très bon, le son bien calibré et un public en feu (moi-même j’ai perdu quelques neurones) mais étant mon groupe favori, je ne pouvais qu’espérer qu’un concert magistral : je reste sur ma faim.  Peut-être, est-ce parce que c’est la sixième fois que je les vois en live ? Sincèrement, je ne pense pas. Certes, le concert démarre de manière très intense : Toxic Garbage Island fait toujours son effet, surtout lorsqu’elle est précédée d’une sympathique jam au début. Mais plus le temps passe, et moins le show ne m’étonne. Les classiques Heaviest Matter Of The Universe ou encore Backbone pénètrent mes oreilles de manière totalement orgasmique mais je reste sceptique vis-à-vis des nouvelles chansons du nouvel album Magma : Silvera et Only Pain restent dans la lignée de ces prédécesseurs mais Stranded fait un peu tâche … En fait, au fond de moi,  je voulais entendre des musiques qui changent, qui explosent, des titres tout aussi surprenant que le Fire Is Everything du Hellfest 2013 ! Et là encore surprise désagréable : aucune chanson de l’album Terra IncognitaThe Link pratiquement oublié … Alors certes, je comprends qu’en sortant un nouvel album, il faut plaire au plus grand nombre. Mais ne reniez jamais vos racines les gars. J’aimerais dire « les copains » mais votre prestation a été quelque peu froide et mécanique. J’en suis le premier désolé.


Gojira

17h30 : Fin du concert de Gojira, c’était court mais intense. On en voudrais encore, mais il faut laisser place à Blind Guardian sur la stage d’à côté. Nous ne connaissons pas ce groupe, et surtout après cet effort physique, on est pas trop chaud pour repartir direct du coup l’heure est à la sieste. Dans l’ombre de la petite « forêt », c’est le repos du guerrier.

18h30 : L’un des plus grands groupes de ce Hellfest, Slayer, foule la terre maudite pour proposer leur trash / speed metal ! Je ne connais pas trop, mais le peu que j’avais entendu, je trouvais ça un peu trop extrême. Mes potes n’aiment pas non plus plus que ça, on se rapproche tout de même un peu pour voir de loin.


Alexis : Pour ma part je connais bien ce groupe, et je peux dire qu’ils se sont pas foulés … Rien de bien neuf pour ce groupe qui depuis la mort de Jeff Hanneman et le départ de Dave Lombardo s’essouffle de plus en plus. Totalement aseptisé, complètement rodé, le groupe nous propose tout de même quelques titres de leur nouvel album … Pas franchement inoubliable soit dit en passant. Bref, encore une déception pour l’un des plus grands groupes de thrash de tous les temps. On a encore la petite larme à l’œil en observant l’immense bannière « R.I.P Hanneman » déployée pendant la chanson Angel Of Death.


19h00 : Tout ça, ça creuse ! Qu’est-ce qu’on va se faire de bon pour reprendre du poil de la bête ? Un bon gros sandwich avec une saucisse, histoire de continuer dans la lignée des trucs bien diététiques !

19h30 : Amon Amarth, les suédois au style viking assiègent la Main Stage 2 en compagnie de leurs deux gros dragons. Visuellement, c’est énorme, et ça fait de la fumée ! Pour ce qui est de la musique, c’est du Death Metal mélodique, avec forcément les sonorités des métalleux nordiques. N’ayez pas peur, mettez vous dans la peau d’un guerrier prêt à affronter des créatures mystiques sur la terre des dieux où les éléments naturels se déchaînent et vous êtes parés pour la bataille ! Au final c’est pas mal, et pour une première fois sur scène, on est pas mal épaté.

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20h45 : On décide de se rapprocher, car ce soir Ghost jouera sur la stage 2, du coup on assiste en attendant au concert de Megadeth, un des groupes les plus connus proposant du trash / heavy / speed metal. Comme on dit dans le jargon, ce sont « des branleurs de manches », en ce sens où les guitares vont à 300 à l’heure, et font un vrai bordel auditif disons le ! Après, on ne peut qu’admettre leur supériorité technique, mais bon c’est pas forcément au goût de tout le monde ce qui est notre cas. Cependant pas le choix, si on veut être bien placé, faut rester ! Et puis ça va, certaines chansons on des riffs bien puissants et prenants quand même !

22h : Une des têtes d’affiche très attendu du festival, Ghost, débarque sur scène. Je ne connais que de nom ce groupe, mais j’en entends que du bien, surtout de leurs lives. Certains de mes potes les ont déjà vu, et me garantissent un show fantastique. Quasiment aux premières loges du spectacle, je découvre enfin ce spectre très connu et très esthétique « Papa Emeritus », le chanteur incarnant un Pape Sataniste. Accompagné de ses « Nameless Ghouls », ils évoluent dans un doom metal, heavy mais aussi proche du hard rock, dans un univers et une ambiance d’église satanique. Très proche de son public, le leader des suédois parle et son charisme plonge le public dans une ambiance malsaine. Des nones font leur apparitions, et en fin de concert, des canons crashent les billets de banque du groupe… juste splendide !

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billet Ghost

 

23h : Et c’est au tour de Black Sabbath de monter sur scène, et surtout de plus ou moins mettre fin à ce Hellfest 2016. En effet, il reste quelque groupe après, mais beaucoup font ici leur dernier concert. De notre côté, on est KO, et la nuit tombée, on se dit que s’installer au près du feu ne serait pas une mauvaise idée. On est intrigué par ce qui va jouer après, et moi par une bombe sur la WarZone !

00h30 : King Diamond sera le dernier artiste à jouer sur une Main Stage, et ce qu’il propose est pas mal du tout ! Ceci dit j’ai un groupe, de suédois encore une fois, à aller voir. Mais eux n’évolue pas dans un metal extrême, c’est dans du bon punk rock bien vénère. Je connais quelques sons et ça fait un bail que je n’ai pas écouté, mais je sais que c’est une valeur sûre ! J’ai nommé : Refused. Ces mecs sont malades, après seulement 10min de jeu, le chanteur se fait déjà tenir debout par les fans du premier rang, le batteur met des coup de poings dans ses toms, et le public lâche tout ce qu’il a pour finir en beauté ! L’énergie de ce groupe ne se cache pas, et musicalement, c’est super en place, ça déménage, c’est enragé tout en étant subtil. Bravo !

1h15 : Il reste encore un peu de temps, mais on est KO et on veut éviter les déplacements de masse. Du coup direction le camping après une journée encore extrêmement folle, remplie de bons souvenirs, c’est sûr on reviendra !

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