Interview – Azad Lab @Etang D’Arts

In Interviews, Le Mag by Brendan Roué0 Comments

Azad Lab, merci d’être présent, de jouer à l’occasion du Festival Étang d’Arts et surtout de répondre à nos questions !

 

Pourriez-vous commencer par vous présenter, revenir sur vos origines, et ce que vous avez fait par le passé ?

 

Baptiste: Nous pourrions nous présenter individuellement ? Je suis Baptiste, ou «Massa », nom de scène, rappeur du groupe.

Clovis: Je suis Clovis, tromboniste, percussionniste et rappeur également.

Clémence: Je suis Clémence, chanteuse.

Florent: Je m’appelle Florent, et je suis à la guitare. Je vais en profiter pour présenter les autres membres de l’équipe : Il y a Christophe à la basse, Léo au piano et aux machines, Clément au saxophone, Maxime au son et Léa à la lumière. Nous sommes neuf dans l’équipe, sept musiciens et deux techniciens.

 

Pourquoi Azad Lab ?

Baptiste: On avait une ancienne formation qui s’appelait à la base Azad. C’est un mot arménien qui veut dire « liberté ». Après un renouvellement de pas mal de musiciens du groupe, on a décidé d’introduire une nouveauté pour exprimer ce changement. On avait aussi pensé à l’idée de laboratoire. C’est un petit suffixe qui exprimait bien cette idée de nouveau départ.

 

Vous êtes déjà passés sur Marseille, à l’occasion des Massiliades. Quels souvenirs en gardez-vous ? Êtes-vous contents de revenir ?

 

Baptiste: Je parle en mon nom mais aussi en celui du groupe : on a tous kiffé, c’était à l’Espace Julien, une belle salle, bien que l‘accès était plus difficile qu’ici (Parc Borély) avec le camion. Sinon c’était génial, gros concert, et les gens nous ont fait un accueil formidable. On est donc content de revenir.

 

Pour parler davantage de votre musique, qui est un mélange de styles différents et qui fait votre particularité, quels sont vos origines musicales ? Quels sont les apports des différents membres au sein du groupe ?

 

Baptiste: C’est une question récurrente, vous vous-êtes donnés le mot ?

Chacun a des influences différentes, et la synthèse de tout ça nous fait nous comparer à plusieurs groupes. Par exemple, personnellement, vu que je suis rappeur, j’ai des influences rap, pour donner deux exemples : Oxmo Puccino en rap français et Tupac en rap américain. Ensuite, Jacques Brel pour la variété, car j’apporte beaucoup d’importance au texte, les paroliers me touchant particulièrement.

Clovis: Pour essayer de résumer le concept musical, on est très nombreux dans le groupe ce qui signifie beaucoup d’influences, mais je pense que ce qui nous réunit est le fait d’avoir une grosse ouverture et d’être influencé autant par du rap que du swing, du balkan… On se dit qu’il va falloir faire un projet où il y a cette ouverture mais qu’il va également falloir arriver à trouver une identité musicale et se développer autour de ça. Avec l’arrivée de Massa, c’est devenu un peu plus hip-hop et récemment on s’est tourné vers l’électro. On essaye de toucher à tout mais en créant une identité marquée.

Pour faire ça on a choisi un thème, celui de l’exploration, et de toucher à tout. On se dit que l’identité n’est pas que dans la musique mais aussi dans la manière de fonctionner, de rechercher… Visuellement et scénographiquement c’est aussi ça qu’on développe.

 

Pour rebondir sur ce processus de création, comment faîtes-vous pour travailler ensemble ?

Clovis: Musicalement ? Ça évolue beaucoup, on a quand même pas mal changé de membres. En ce moment, on a décomposé en sections : la rythmique, les cuivres et les chants. C’est souvent la rythmique qui propose une idée en premier en construisant une base, un riff, et nous la propose. On oriente autour de ça, il y a des textes qui se créent. Les idées se greffent jusqu’à fabriquer un morceau.

 

Il y a beaucoup de déchets quand vous créez ?

 Clovis: De plus en plus j’ai l’impression !

Baptiste: Grosso modo, on garde 20%.

Clovis: À une époque, on se mettait tous en studio et on se retrouvait à confronter nos idées, et c’était très difficile de savoir qui voulait quoi. En se séparant, ça nous permet de réfléchir et d’échanger, de prendre du recul. Au début c’était difficile de se mettre d’accord sur un morceau.

Florent: J’ai l’impression qu’on travaille aussi avec des besoins ou des envies. On se dit qu’on a besoin de tel type de morceau, et je pense que c’est quelque chose d’important que souvent, lorsque la base rythmique est posée, la thématique vienne et soit définie. Elle peut être très étroite comme très large. Après on bosse derrière, et voilà ! On a des besoins d’explorer des côtés qu’on n’a pas découvert.

 

Clémence, tu as rejoint le groupe en février de cette année ? T’es-tu adaptée ou as-tu donné une nouvelle direction au groupe ?

 Clémence: On a commencé à tourner il y a un mois et demi. Je viens plutôt du milieu du Swing/Jazz, je suis arrivée dans le projet et on a commencé à travailler des styles de musique que je n’avais pas forcément l’habitude de chanter, ce qui est intéressant.

J’ai apporté mon univers dans l’écriture des chants. Ça me plait, ce sont des chants qui sont beaucoup plus rythmés que ce que j’avais l’habitude de chanter avant.

 

Comment vous voyez-vous à court terme, et plus long terme ? Qu’avez-vous de prévu pour la suite ?

Baptiste: Disons que pour l’instant, l’objectif est de continuer à explorer. Géographiquement, de bouger encore plus que ce qu’on a déjà fait. On a pas mal sillonné la France, été dans des villes importantes. On a la chance de jouer le 31 mai en Allemagne pour un festival franco-allemand, Perspectives.

Musicalement, l’objectif est de continuer à essayer de mélanger des styles de manière cohérente, car pour l’instant on est plutôt sur une base électro/swing/hip-hop. Il y a un EP qui devrait sortir entre septembre et décembre. On aimerait pouvoir clipper trois morceaux d’ici-là.

 

À propos de l’EP, comment allez-vous procéder ?

Baptiste: Pour l‘instant, nous fonctionnons en indépendance, composons entre nous et commençons à regarder des studios entre l’amateurisme et le professionnel sur Toulouse. On n’a pas encore mis d’échéance pour finir ces morceaux et les enregistrer. Pour les clips, c’est fait maison, et c’est Clovis qui s’en occupe !

 

Concernant la web série, c’est toi Clovis qui t’en charges. Peux-tu expliquer le concept, nous dire où on peut la trouver ?

Clovis: C’est un projet un peu particulier qu’on a monté. On est un groupe de musique mais on a essayé de développer plus de choses pour fabriquer une identité autour de notre concept. On a travaillé la scène avec des décors, dans la mise en scène il y a des personnages qui sortent, rentrent. On a continué cela sur des projets photos et vidéos.

Le projet de web série a servi à trouver une esthétique à notre univers. Il s’est fait sur cinq épisodes qu’on a tourné sur un an et demi. Ils varient entre quatre et dix minutes, c’était ambitieux. Ça se trouve sur Youtube ainsi que sur notre site internet, www.azadlab.com.

Cela va aussi être une base pour redémarrer sur des clips. On partirait sur deux ou trois projets de clips. Un ou deux vidéos et un en dessin animé.

Pour rajouter sur l’EP, ayant intégré des nouveaux membres, une chanteuse et un pianiste, notre objectif serait qu’ils apportent leur touche et qu’il y ait une évolution du projet qui se fasse avec eux.

 

On vous souhaite bon courage pour ce soir, et merci d’avoir répondu à nos questions !

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