Interview Cheatahs – La Route du Rock 2014

In Interviews, Le Mag by Corentin Le Denmat0 Comments

Tardif mais on se devait mettre à la lumière du jour notre courte entrevue avec l’un des groupes les plus excitants de 2014. Et oui, on avait parié sur eux dans notre top 10 des artistes à suivre et on s’était pas trompé. Cheatahs, auteur d’un premier album très convaincant chez Wichita Recordings (Cate Le Bon, Cloud Nothings, Fidlar, Gold Panda) avait été l’une des révélations voire l’une des confirmations du cru 2014.

On les rencontrait ainsi lors de la Route du Rock (édition été), en terres bretonnes, quelques dizaines de minutes avant leur prestation.

Comment avez-vous créé Cheatahs ? 

Nathan (chanteur) : A vrai dire on est potes depuis pas mal de temps et en 2012 on a décidé de créer un projet commun, ce groupe. On jouait chacun dans des groupes différents mais au final ce projet était ce que chacun souhaitait réaliser.

Vous revendiquez divers influences du shoegaze (MBV, Ride, Swervedriver) au son un peu plus noise. Comment avez-vous réussi à rendre ce tout cohérent pour votre premier album, Cheatahs ?

Nathan : On s’est pas arrêté à un son. On écoute tous différents styles et quand on aime le son qu’on produit, ça vient juste naturellement. Ça se passe comme ça.

Comment composez-vous vos morceaux ? Est-ce le travail d’un seul homme ou bien un effort commun ?

Nathan : C’est assez collaboratif. Certains essayent de mettre des idées et des sons dans nos chansons et puis ensuite on enregistre le tout, on réécoute, on les détruit (rires). Je veux dire parfois tu penses l’avoir ce morceau, et puis le jour suivant tu te rends compte qu’il manque toujours quelque chose. Et puis comme le groupe se développe, ça devient plus démocratique. Mais tu sais, tu ne peux pas être satisfait d’une chanson que tu n’aimes pas complètement.

Si vous aviez réalisé 3 ou 4 albums, pensez-vous que vous garderiez la même approche pour vos compositions ? 

Nathan : On a commencé à écrire de nouvelles chose avec une approche différente mais c’est dur de répondre.

James : On a juste intégré nos influences à travers nos morceaux mais ça tourne toujours autour de la musique à guitares, même si on essaye désormais d’apporter une nouvelle touche comme l’ambient. On essaye d’explorer de nouvelles choses.

Certains d’entre vous viennent d’Allemagne, d’autres du Canada mais aussi du Royaume-Uni. Qu’est ce que chaque membre apporte de sa propre culture à Cheatahs ? 

Nathan : Je ne sais pas ce qu’ils apportent précisément mais comme tu le dis certains sont d’Allemagne, d’autre de Londres qui est quand même assez différent des autres villes britanniques. Mais je comprends que cela puisse paraître bizarre pour vous.

C’est la première fois que jouez sur ce festival ? En avez-vous déjà entendu parler ? Qu’est ce qu’il vous évoque ? 

Nathan : Oui mais on a entendu parler. La programmation est juste incroyable. C’est l’un des meilleurs festivals où on a joué en termes d’artistes. J’aimerais voir tous les groupes qui s’y produisent.

James : C’est un peu comme un festival britannique, surtout à cause du temps. Mais aussi pour le line-up (rires).

Quels sont donc les groupes que attendez particulièrement ? 

James : Metz, on a fait une tournée avec eux l’année dernière. Ce sont de bons amis.

Nathan : Ils jouent à minuit ce soir, ça va être très cool.

James : Promartyr également. Je ne les ai jamais vu jouer en live. Portishead, tous les groupes de toute manière.

Nathan : Hier on était pas sur le festival mais on a manqué de sacrés groupes, Real Estate, Kurt Vile, The War On Drugs.

 


You can also read below our interview in english.

How did you become Cheatahs ? 

Nathan (Singer) : In fact we ‘ve known each other and we ‘ve been friends since quite a long time, and in 2012 we decided to create the band. We had played in different bands before but Cheatas ‘s always been what we wanted to.

You got different influences in your act with one side tended to be more shoegazing (MBV, Ride etc) and on the other side noisy music. How did you manage to make relevant this very mix in your first album ?

Nathan : We do not try to stick to one sound, we listen to different kinds of music and when we like the sound we make, it comes naturally.  That’s the way it is.

How do you compose your tracks then ? Is there one member composing or is this a common effort ?

Nathan :  It ‘s quite collaborative. Some are trying to put ideas and sounds on music and afterwards we record that, we listen back, destroy them. I mean sometimes you think you have it and the next day you listen to it and you feel like something is missing. And as the band’s growing, it ‘s becoming more democratic. You know you can’t be satisfied with a song you don’t completely like.

If you would have done 3 or 4 albums, do you think you would have the same feeling for tunes ?

Nathan : We started writing new stuff with slightly different feelings to it but It’s hard to say.

James (Guitarist) : We just put our influences into tunes but It’s still very much guitar music even if we’re now trying to bring different influences such as ambient music. We’re trying to explore some new stuff.

Some of you are from Germany, some from Canada, and others from UK. What does each people bring something of his own culture to Cheatahs ?

Nathan : I don’t know what they bring precisely but you know some are from Germany, some are from London which is quite different from another English places. I understand that’s kinda weird for you.

It’s the first time you play in this French festival, then have you heard of it before ? And what does it evoke to you ?

Nathan : Yeah we heard about it. I think the line-up is incredible. It’s one of the best festivals we went  in terms of artists, I want to see every band.

James : it’s a bit like an English festival, cause of the weather and the line-up as well (laughs).

Then, can you say us what bands do you particularly expect ?

James : Metz, we did a tour with them actually last year. It’s good friends.

Nathan : They play at 12 tonite, that will be very cool.

James : Protomartyr as well. I’ve never seen them live before. Portishead, all the bands in any case.

Nathan : Yesterday we weren’t on the festival, we missed great bands, Real Estate, Kurt Vile, The War On Drugs.

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