Interview – François and the Atlas Mountains

In Interviews, Le Mag by Corentin Le Denmat0 Comments

Il y a quelques semaines une partie de notre équipe se trouvait non loin de la frontière franco-belge pour l’un des festivals au line-up le plus alléchant de l’été, le DOUR Festival.  Entre les concerts et quelques Jupiler bien chaudes nous avons discuté avec le compositeur franco-anglais François Marry, leader du groupe originaire de Bristol François and the Atlas Mountains. Retour sur le groupe et leur dernier effort dans cet interview.

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Tout d’abord, quelles ont-été vos principales influences d’un point de vue musical ?  

François : C’est très mélangé. En musique électronique j’aime beaucoup Aphex Twin ou Amon Tobin à l’époque, à la fin des années 90. Et puis récemment, j’ai beaucoup apprécié le travail de Jon Hopkins par exemple. Au niveau du groupe nous aimons les artistes venant du continent africain tels que Toumani Diabaté qui joue de la Kora ou Ali Farka Touré, grand guitariste malien. Pour ce qui est de nos influences en termes de paroles, nous sommes très fans de Christophe, Dominique A ou encore Etienne Daho. Ça se positionne autour de ces trois sphères.

C’est quelque chose d’assez commun à de nombreux artistes francophones et que l’on retrouve chez des artistes tels que M 83 ou Phoenix qui ont percé ailleurs avant d’être reconnus des années plus tard sur le territoire français. Comment expliquez-vous le fait que vous ayez eu du succès premièrement outre-manche et ensuite sur la scène française ?

5828851993_235e2f2e66_zFrançois : Premièrement car j’ai vécu en Grande-Bretagne pendant six ans.  Je pense que ça explique en grande partie la raison pour laquelle on se soit développé là-bas en premier lieu. En terme de son et de sensibilité on se sent aussi plus proches de ce qui se produit côté anglo-saxon. Et puis c’est vrai que petit à petit notre musique est passée par le biais de professionnels de la scène française qui eux étaient sensibles à notre musique à l’époque et qui ont servis de relais à nos productions. Des festivals mais aussi des médias comme les Inrocks ou France Inter avec la Black Session de Bernard Lenoir y ont été pour beaucoup.


Pour revenir sur la composition de votre dernier album, vous avez attendu trois ans avant de le sortir, le précédent datait de 2011 (E Volo Love). Comment expliquez-vous ce délai qui semble relativement long comparé à la majorité des artistes indépendants qui tournent de nos jours à un album tous les 1/2 ans en moyenne. 

François : On aurait souhaité aller plus vite mais ce n’était pas possible étant donné qu’on était tout le temps en tournée. On était sans cesse sollicité sur des concerts car c’est ce qui nous permet de vivre. On ne peut pas vivre des ventes de disques qui n’existent plus. Et pendant ces trois années on faisait maturer nos compositions, on essayait de composer sur la route. Une fois qu’on a arrêté de tourner tout a été très rapide. Ça nous a pris seulement six mois pour sortir l’album.

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Ce délai s’explique t-il aussi du fait que la plupart des musiciens étaient impliqués dans des projets annexes ?

François : Non, tout compte fait ils n’ont pas énormément empiété sur le travail du groupe. Bien entendu on a laissé à chacun du temps pour les projets solo, mais chaque membre a été très rapidement ré-accaparé par l’enregistrement de Piano Ombre.

 

Quels sont les artistes sinon que vous suivez sur la scène indépendante britannique ou française ? 
François :  On adore Real Estate, The Notwist qui se produit aujourd’hui d’ailleurs au festival. Le Colisée est un groupe belge que l’on suit également pas mal.

Au niveau du festival, il y a t-il des groupes que vous voulez voir  ce soir ou samedi ? 

François : C’est dommage, The Notwist jouent en même temps que nous. C’est un groupe que j’apprécie particulièrement, je les suis depuis quinze ans. Et puis autrement Little Dragon mais on va devoir partir juste après la fin de notre set comme on joue à Benicassim demain.

Merci beaucoup à François Marry et à Domino pour cette interview.

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