Interview- The Wands @L’Embobineuse

In Interviews, Le Mag by Jean Grangeon0 Comments

Il y a deux mois, Dynam’hit Webradio était à l’Embobineuse pour couvrir l’Acid Sonic Fuzz Night, événement qui rassemblait plusieurs têtes montantes de la scène psychédélique, notamment les français de Quetzal Snakes, mais aussi Dead Horse One, un groupe qu’on avait eu plaisir à interviewer (à retrouver ici). Mais ce sont surtout les deux danois du groupe The Wands qui avaient attisé notre curiosité.

Bon les gars, on va commencer doucement pour les gens qui ne savent pas encore qui vous êtes, je vais vous laisser vous présenter: où est-ce que vous vous êtes rencontrés? Depuis combien de temps jouez-vous ensemble ? 

Ça a été assez simple, on s’est rencontrés à l’école, on a formé  un petit groupe. Puis après quoi on est allé s’installer à Copenhague il y a déjà 4 ans, on était très jeunes à l’époque.

Bien, parlons de votre musique, quels groupes vous ont influencés? La scène danoise ?

En fait, on s’inspire des groupes phares des années 60,70 tels que les Stones, les Beatles, les Who ou encore Hendrix et bien d’autres classiques. Après on apprécie aussi le développement de la scène psyché danoise, il y a pleins de très bons groupes à Copenhague. En gros, on essaie de représenter la musique qu’on écoute sous une forme actualisée.

Pensez-vous qu’il y ait à Copenhague une atmosphère spéciale pour créer ce type de musique avec ces sonorités si particulières? 

Bien sûr mec ! C’est vraiment LA ville dans ce domaine. Beaucoup de gens écoutent cette musique là-bas, rock psychédélique, rock-classique… ils apprécient. Alors forcément plein de personnes affluent et s’échangent des tuyaux. C’est un des lieux où il faut être en ce moment pour se lancer.

Vous avez sorti votre premier EP récemment, et votre album The Dawn est paru le 3 novembre dernier. Comment se sont déroulées les sessions d’enregistrement?

L’enregistrement de l’album a réellement été une expérience différente. En fait, on a tout bouclé très rapidement, l’enregistrement nous a pris peu de temps. On a procédé par analog recording (technique d’enregistrement du son, à opposer au digital recording), alors que le précédent était entièrement digital.

Vous jouez ce soir en compagnie de Dead Horse One, le groupe le plus axé shoegaze. Que pensez-vous des autres groupe dans ce genre et en général du revival de la musique psychédélique que l’on observe actuellement?

Le plus important pour moi c’est de conserver une grande diversité dans cette scène psyché. En tant que musiciens, on apprécie toujours de pouvoir se balader d’un sous-genre à un autre. Aujourd’hui, un nouvel environnement psyché s’est créé et c’est assez dingue de voir tous ces festivals en plein développement. D’ailleurs, on a eu l’occasion de jouer  au Liverpool Psych Fest en 2012, c’était réellement de la folie !

Quels groupes similaires au votre appréciez-vous le plus?

Spontanément, je dirais Temples, un groupe de  quatre britanniques très doué, formé il y a seulement deux ans dont la musique se rapproche assez de la nôtre, comme vous pouvez l’entendre sur leur dernier album. Sinon, j’aime beaucoup Black Angels, un groupe de post-punk.

Êtes-vous nostalgiques du passé, des années 60,70 ? 

Ça oui … comment ne pas l’être ? D’ailleurs, c’est très perceptible sur notre album.

Ok, il y  a quelques intants, on a interviewé Dead Horse One et un des membres nous disait qu’en réalité, rock psyché, shoegaze, rock garage… tous ces genres n’existaient pas vraiment et qu’en fait, il fallait seulement parler de rock, de pop-music… Qu’en pensez-vous ?

Je dirais même plus que ça : il y a de la musique et de la daube ! (rires). Sinon, je pense réellement que le rock peut se transformer en pop et vice versa.

On en revient à votre musique, vous jouez seulement à deux lors de vos concerts? 

Non, en fait, on est cinq sur scène pendant nos performances. Avec nous, on a un batteur, un bassiste et un percussionniste pour nous aider. Pour l’enregistrement, on procède de la même manière à part sur certaines tracks où on s’occupe de faire nous-mêmes les sections de basse. Mais c’est plus stimulant de jouer en compagnie d’autres personnes effectivement.

N’avez-vous pas envie de les intégrer entièrement dans votre groupe ?

Le problème c’est que ces musiciens ne nous « appartiennent » pas vraiment. Je veux dire, ils viennent puis repartent jouer avec leur groupe, car généralement tous ces braves mecs ont leur propre groupe à côté. Donc c’est assez compliqué de trouver du temps pour se retrouver ensemble. En espérant qu’on puisse les garder aussi longtemps que possible !

Dernière question avant de se quitter les gars: quelles sont vos ambitions pour le futur ? Un second album ? Assurer la tournée ? 

Pour l’instant, on est concentrés sur notre tournée mais il est évident que dès que l’on sera de retour à la maison, on fera un nouvel opus. On ne peut pas vraiment vous en dire plus.

Merci au duo danois pour cette interview posée, on vous laisse avec un son extrait de leur premier album : 

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