LIVE REPORT : Concert Philharmonique de Marseille / Beethoven concertos n°2/3/4

In Le Mag, Live Report by Agathe Michel-Pangot0 Comments

Plus rarement sur nos ondes, mais pas pour le moins apprécié par l’équipe Dynam’hit, la musique classique était à l’honneur ce jeudi 1er décembre. Retour sur la représentation de l’orchestre philharmonique de Marseille dans un lieux surplombant la cité phocéenne, l’auditorium du Pharo, pour une soirée magique.

Le palais du Pharo.

Le palais du Pharo.

Ce n’est pas moins de 36 violons, 6 contrebasses, 8 violoncelles, 2 clarinettes, 3 bassons, 2 cors, 2 trompettes, 1  flûtes traversières, 2 hautbois,  des timbales, et un piano central qui résonnaient dans l’auditorium afin de faire voyager le public à travers les concertos pour piano n°2, n°3 et n°4 du compositeur allemand Ludwig Van Beethoven (1770-1827) connu notamment pour sa musique symphonique ayant marqué la période classique (1750-1820).

Dirigé par le chef d’orchestre américain Lawrence Foster, devenu directeur musical de l’Orchestre philharmonique de Marseille en 2012, après avoir conduit des orchestres aussi prestigieux que l’Orchestre philharmonique de Los Angeles, l’Orchestre symphonique de Houston ou l’Orchestre philharmonique de Monte-Carlo, l’ensemble a su transporter le public à travers les 3 mouvements de chacun des concertos.

Il est 20h, les lumières sont éteintes, le concert commence. Lawrence Foster arrive sur scène accompagné de près de son soliste : le pianiste israélien Inon Barnatan, connu pour avoir collaboré avec l’orchestre philharmonique de New York, de Baltimore, de Seattle, San Diego, Nashville mais également avec de nombreux musiciens célèbres tel que le clarinettiste Anthony McGill.

 

Le pianiste Inon Barnatan et le chef d'orchestre Lawrence Foster.

Le pianiste Inon Barnatan et le chef d’orchestre Lawrence Foster.

C’est avec le concerto pour piano n°2 que le concert débute en ce 1 décembre 2016. Pour la petite histoire, il fut le premier concerto composé par Beethoven en 1795 et fut retravaillé jusqu’aux années 1800 pour atteindre selon Beethoven “un concerto digne de ce nom”. L’ensemble du concerto n°2 fut fluide, avec des mélodies alliant nostalgie et joie. Le soliste Inon Barnatan a su montrer tout son talent et sa virtuosité lors de cette partie.

Le concerto pour piano n°3 est connu pour son échange, son dialogue entre le soliste et l’orchestre de Marseille. On peut le découper en plusieurs épisodes différenciés et courts. C’est au final, celui que nous avons préféré car il changeait souvent de rythmes et d’intensité.

concerto

L’ensemble jouant le concerto n°4.

Après l’entracte, c’est au tour du concerto pour piano n°4. Plutôt calme au début et sans réel saveur, il devient au fil du concerto un peu plus travaillé avec des rythmes qui commencent doucement à nous émouvoir. A la fin, le chef d’Orchestre a réussi à imposer un équilibre parfait entre l’Orchestre de Marseille et le soliste piano.

C’est avec l’acclamation du public que le célèbre Lawrence Foster et Inon Barnatan nous saluent une dernière fois avant de partir fièrement suivis du reste de l’Orchestre de Marseille.

Ce fut une soirée riche en émotions et culturellement intéressante. On y retournera dès que possible !

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