Live Report – Fiesta des Suds (Jeudi) @Dock des Suds

In Le Mag, Live Report, News by Jean Grangeon0 Comments


Depuis 24 ans , la Fiesta Des Suds nous offre son habituel cocktail de découvertes musicales et de rencontres humaines inoubliables. Le rendez-vous, désormais incontournable, de la milieu octobre qui se déroule au Dock Des Suds a encore vu cette année artistes de tous horizons se succéder sur les nombreuses scènes  mis à disposition par l’organisation. Retour sur la soirée du jeudi 15 octobre, riche en émotions.

Que vous aimiez le reggae, le hip hop, le flamenco ou la pop, la programmation de jeudi avait de quoi satisfaire vos oreilles pour cette soirée. Celle-ci débutait avec la douceur latine de Elida Almeida et le flamenco endiablé de Diego El Cigala, chargés de mettre en route le festival devant les premiers curieux.

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A la suite de cette entrée en matière, voilà Bigflo & Oli qui s’installent sur la scène des Sucres. C’est cette fois à la Fiesta des Suds que les deux frères toulousains ont ravi les amateurs de rap. Le duo a gagné en assurance depuis la sortie de son album La Cour des Grands. En effet, leur premier album a plus que bien marché, en témoigne le disque d’or reçu récemment  par le duo. Programmé à 22h, les deux frères arrivent sur scène plein d’énergie comme à leur habitude. Les premiers titres sont ceux capables de faire chanter le public assez jeune pour l’occasion. Nous aussi Comme d’hab,  deux titres phares de leur album qui ont permis au public de rapper à l’unisson avec les deux frères. Une osmose s’est donc créée entre la scène et la fosse, poussant le public à se livrer dans un échange d’émotions où les toulousains excellent. Accompagnés d’un violoncelliste et un DJ sur scène, on relève un aspect très concret et direct dans l’échange. C’est une musique sincère, vraie, et sans artifice inutile.

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Dès la fin du set des deux toulousains, nous voilà sur la très grande scène extérieure pour apprécier le mythe du reggae africain, Alpha Blondy accompagné par  The Solar System. L’occasion pour cet habitué des concerts en France de jouer ses nouvelles pépites extraites de son album Positive Energy sorti au printemps. Un album et donc une performance très rock-reggae à l’image de son dernier hit No Brain, No Headache,  qui allait à ravir aux nombreux curieux perchés dans le froid des docks.

Il chante aussi bien en français, en dioula (langue véhiculaire de l’Afrique de l’Ouest), qu’en anglais. C’est un artiste connu pour ses prises de position politiques qu’il n’hésite pas à inclure dans ses textes, par exemple avec Brigadier Sabari, et Mister Grande Gueule, « tampiri » pour s’adresser au président burkinabè Blaise Compaoré.

Le chanteur ivoirien a pendant tout son concert prêché la paix dans des interludes souvent tranchantes et parfois mystiques (cf ses citations de textes religieux comme la Torah et le Coran). Très belle performance, Mr Seydou Koné (son vrai nom).

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 De retour dans la salle des Sucres,  l’occasion pour nous de voir la fin du concert de Droop Lion & The Gladiators. C’est du tout bon. Formé dans les années 60, le trio The Gladiators fait partie des légendes du roots reggae, notamment grâce à son album Dreadlocks the Time Is Now et sa chanson Hello Carol. Avec en moyenne un album par an, le groupe est aujourd’hui internationalement connu et apprécie particulièrement la France où il se produit régulièrement. Même si le chanteur Albert Griffith a tracé sa route, Droop Lion se produit maintenant avec eux, les Gladiators continuent de séduire.

Nous finirons cette première soirée dans la salle du Cabaret, pour voir un illustre membre de la Fonky Family en la personne de DJ Djel. Le fondateur de la FF est venu présenter son nouvel EP aka LE-EP ! Rendez-Vous ! (téléchargeable sur Bandcamp, https://djdjel.bandcamp.com/)
Entouré de ses musiciens, il délivre un show dont lui seul a le secret et grâce à la venue d’invités surprises,  le public répond présent. Une composition des beats et des samples avec les MPC d’époque, sur fond de great black music, de hip-hop et de culture club à l’anglaise, tendance jungle & trip-hop, font de son set un moment fort de cette Fiesta.

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Merci à Orizon Sud pour ce superbe spectacle, l’organisation sans faille et pour avoir fait venir un public si nombreux. Dynam’hit Webradio répondra présent l’année prochaine avec une programmation encore plus caliente !

 

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