[LIVE REPORT] – Too Many Zooz

In Le Mag, Live Report by Mathieu Lambert0 Comments

Ines et Nora ont eu la chance de se rendre au concert de Too Many Zooz à Marseille ce dimanche 25 novembre 2018. Le concert s’est déroulé au Moulin, nous remercions donc tout particulièrement son équipe qui nous a accueilli.

Le 25 novembre, Too Many Zooz passait au Moulin et je ne pouvais pas rater ça.

Too Many Zooz

Avant tout, pour ceux qui ne connaissent pas ce groupe, voici un petit descriptif :

Too Many Zooz est un groupe new-yorkais composé de trois membres : King of Sludge aux percussions, Matt Doe à la trompette et LeoP au saxophone.

Comme pas mal de groupes qui ont commencé par jouer dans le métro, ils se sont forgés une réelle identité et leurs musiques sont uniques. Leur style musical découle de cette dose de créativité acquise lors de leurs premières « scènes » dans le métro.

Cumulant les millions de vues sur YT, leurs fans viennent du monde entier. Si deux de leurs instruments sont des cuivres, on sent tout de même que le groupe est davantage influencé par le rap (ils ont d’ailleurs fait des collab avec des rappeurs de New York) : pour preuve, ils ont déjà joué avec Beyoncé en 2016.

Après leur premier album Subway Gawdz sorti en avril 2018, ils enchainent les tournées mondiales et terminent leur tournée européenne à Marseille, avant d’entamer celle en Amérique dans trois semaines. Sans attaches à une école ou à un label, leur seule motivation, c’est suivre leur feeling.

C’est donc prête à en prendre plein les oreilles, plein les yeux et à danser pendant une heure et demi que j’arrive au Moulin.

Première partie : le Pompier Poney Club

À ce moment-là, c’est la première partie qui commence : le Pompier Poney Club, la fanfare de la Plaine, balance leurs morceaux dans la joie de vivre et avec plein d’humour.

Les 26 membres du PPC sont tous déguisés sur scènes à base de pièces en cuir, petits ponpons roses, sac Dora ou encore déguisement de licorne. Ils savent que leur but est de chauffer la salle et nous font faire des chorées. Le public suit en rigolant, pas mal de gens les connaissent déjà et savent à quoi s’attendre.

Quand on nous annonce que les Too Many Zooz veulent monter sur scène, le PPC balance sa dernière chanson : une reprise de Belsunce Breakdown qui achève de chauffer la salle.

Entracte

Pendant l’entracte, j’entends une femme parler avec des anglais, cette dernière explique : « It’s my birthday tomorrow so when I knew they were playing here I just couldn’t resist. I need to be in a room with LeoP and his saxophone”.

Oh girl, I feel you.

LeoP est un peu la raison de ma venue à ce concert. Je l’avais déjà vu à Marseille il y a deux ans quand il était encore dans le groupe Lucky Chops.

Déjà à l’époque on commençait à entendre parler de lui comme un vrai showman et comme quelqu’un avec un bel avenir dans le milieu. Depuis, il n’a fait que monter en puissance. En 2017 il a été le soliste du concert annuel BBC Proms pour lequel il a travaillé sur la composition de John Fordham. Clairement c’est une tête montante, impossible à classer mais que tout le monde reconnait comme vraiment talentueux.

Voici un extrait de son solo au BBC Prom qui montre bien ce dont il LeoP est capable en solo mais aussi en tant que soliste d’un orchestre :

Début du show

Quand ils arrivent sur scène, l’ambiance change directement. On a droit à un vrai show : du début à la fin, ils enchainent les musiques toujours plus rythmées. Et c’est tout en cadence que le public bouge dans tous les sens. Le concert monte en crescendo, LeoP, comme à son habitude, nous fait le spectacle, il danse avec son saxo, il saute dans tous les sens.

 

Je suis agréablement surprise par les sons que je ne connaissais pas. On se croirait en boite mais avec une meilleure musique. Ils ont appelé leur genre le « bass house », cette appellation correspond bien à ce qu’on entend. Le public, moi comprise, est totalement dans l’ambiance et danse sur les sonorités du saxo.

La qualité des musiciens se doit d’être soulignée : LeoP et Matt Doe jouent comme s’ils avaient 4 poumons disponibles, ils enchainent les longues phrases sans problèmes et le pire c’est qu’on dirait que c’est facile ! Leur technique de jeu est vraiment impressionnante.

King of Sludge, lui, est en transe. Il joue comme un forcené, les yeux au ciel, emporté par la musique et l’énergie que le public envoie.

Plus tard il nous parle de passion, de suivre sa voie sans penser aux conséquences, d’être vrai envers soi-même. Il est perché dans sa manière de raconter les choses mais ce qu’il dit est cohérent avec leur approche de la musique.

Quand ils entament la « dernière musique », Matt Doe abandonne sa trompette pour un pad et ils balancent la meilleure chanson de la soirée.

 

Pour le recall, ils se font attendre. King of Sludge se couche et fait sa diva. Et ils terminent donc ce concert avec la chanson de leur dernier clip : Bedford. Et là, le choc, la chanson que j’entends en live et sur laquelle tout le public danse n’a rien à voir avec la version du clip. C’est beaucoup plus house, beaucoup plus punchy, mieux quoi.

 

Ainsi, le concert est terminé. C’était un concert plein d’énergie, de punch, sans oublier les parties suaves dues à LeoP et son saxophone. C’est définitif, ce groupe il faut le voir en concert pour le comprendre et le sentir. Je ne peux que regretter le fait qu’ils n’aient pas d’album live pour pouvoir apprécier leur musique à leur maximum.

 

Nora Tailleux

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