NELICK, rookie de l’année

In Le Mag by Max Dugas0 Comments

Nelick, jeune rappeur parisien originaire de Champigny sur Marne s’est fait découvrir sur la scène parisienne par l’intermédiaire de sa collaboration avec Lord Esperanza.

Nelick a très vite été touché par le rap : dès l’âge de douze ans, il écrit ses premiers textes lorsque ses amis se décident à faire une vidéo de rap pour s’amuser. Il est à ce moment là fortement influencé par Lefa ainsi que par toute la Sexion d’Assaut, mais également par Rohff. C’est à l’âge de quinze ans que Nelick se penche vraiment sur le fond de ses morceaux et c’est au lycée qu’il se lance un premier défi rapologique en participant au « 16 de la S’maine« . Le concept est simple : une prod est déposée sur SoundCloud chaque semaine et les rappeurs intéressés doivent poser un 16 mesures sur l’instrumentale sélectionnée.

C’est grâce à ce défi que Nelick peaufine sa technique et devient alors de plus en plus productif. Si Nelick ne s’était pas imposé cette tâche il n’aurait pas écrit de manière aussi linéaire. Le rap est pour lui un moyen d’extérioriser ce qu’il ressent, de se décharger d’un trop plein d’émotion.

Nelick x Lord Esperenza

C’est dans la chambre d’un ami producteur qu’ils avaient en commun que les MC’s se sont rencontrés. Nelick cherchait à enregistrer ses sons et il a très vite sympathisé avec Lord. A ce moment là, Nelick n’avait pas d’amis proches avec lesquels partager son art et c’est apparemment en la personne de Lord qu’il a trouvé ce qu’il recherchait puisqu’ils ont formés ensemble Palass.

C’est à la suite de cette rencontre que l’EP gratuit Acid Rose Garden est sorti :

C’est lorsque que l’on écoute le track Atlantis (24:20) que l’on comprend très vite pourquoi les deux rappeurs ont été choisis par le grand rappeur coréen Keith Ape pour faire sa première partie lors de sa tournée en France. En effet les sonorités, ainsi que le flow ressemblent suffisamment au morceau de IT G MA pour que les trois artistes performent sur un même concert.

La série OCEAN by Nelick

La série de clip OCEAN est composée de trois clips différents, chacun est construit à peu près de la même manière mais correspond à des moments différents de la vie de Nelick. Le MC s’interroge souvent sur la question du temps, cette variable qui peut contribuer à notre bonheur si on sait l’utiliser aisément. Pour Nelick, le temps est dur à comprendre et il a visiblement grand besoin de se projeter dans l’avenir. Effectivement, ce dernier explique dans différentes interviews que le nombre qui suit le titre de chaque clip correspond à un moment de sa vie 2017, 2022, 2077.

2017 correspond à l’année où Nelick s’est lancé dans le rap de manière plus active, apparaissant sur différents sons de Lord Esperanza mais aussi en balançant de nombreux clips vidéos tels que LE CIEL EST COULEUR COCKTAIL

Les clips sont aussi tournés de la même manière. Le fil conducteur de l’océan est toujours présent, tout comme l’apparition du rappeur dans un cadre plus petit au milieu du cadre principal. Dans son interview La sauce sur OKLM radio, il explique que, n’ayant pas suffisamment d’argent pour appeler un producteur concernant ses clips, Nelick a choisi d’exploiter le logiciel iMovie à son maximum.

2022 est l’année du questionnement. L’artiste se donne cinq ans avant de faire le point sur sa carrière dans le rap. C’est lors de cette année qu’il se posera la question de savoir si il continue dans le rap même s’il n’a pas assez percé à son goût. A l’inverse, si il rencontre un grand succès d’ici 2022, il se questionnera alors sur la gestion de sa carrière.

2077, Nelick ne s’exprime pas concernant cette année. Néanmoins, l’année est suffisamment lointaine pour que nous puissions comprendre qu’elle représente la fin de sa carrière qui, on lui souhaite, aura une longévité extraordinaire. C’est surtout par ce morceau que Nelick s’est fait connaître en solo, atteignant pour la première fois dans sa carrière solo près de deux millions de vues sur YouTube.

 

La plus chill de toutes les mixtapes : LOAD

C’est à la moitié du mois de mai 2017 que Nelick sort sa mixtape progressive LOAD. Progressive parce que la mixtape n’est pas sortie avec tous les morceaux qui la composent d’un seul coup. En effet trois sorties sont apparues à intervalle régulier. D’abord LOAD 22% puis LOAD 57% et enfin LOAD 94%, chaque opus comportant trois morceaux.

Dans cette mixtape nous pouvons observer que Nelick utilise plusieurs fois des types beats (instrumentales ressemblant fortement à celles qui ont fait l’identité des grands MC’s d’aujourd’hui) notamment sur les morceaux « Je ne chill pas je fly » et « Le ciel est couleur cocktail« . Le rappeur parisien n’a aucun complexe avec l’emploi de types beats. Il explique même dans plusieurs de ses interventions dans les médias rap qu’il préfère digger pendant des heures afin de trouver la prod qui correspond à son texte plutôt que d’en demander une à ses amis, au risque que cette dernière ne lui plaise pas totalement.

La kiwibunnytape

Productivité au max, Nelick a sorti son dernier projet le 20 janvier, plus énergique que LOAD, nous pouvons assister à une réelle prise de niveau de l’artiste. En effet les morceaux sont plus percutant, gardent chacun toute leur identité sans pourtant déroger à la mouvance générale du projet.

On notera, encore une fois, le passage de Lord Esperanza sur cette tape sur le titre Rooftop. Mais nous remarquerons surtout la track Kiwibunnylove, représentant pour moi parfaitement – même si il est parfois compliqué de résumer un artiste à un seul morceau – l’esprit général de Nelick quant à sa façon actuelle de rapper.

Les projets de Nelick étant de plus en plus nombreux et de qualité croissante comme vous pouvez le constater ici, il est sans conteste l’un des meilleurs jeunes de sa génération ! Une raison de plus pour le suivre tout au long de cette année.

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