Nick Cave : un live report un peu particulier.

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Nick Cave, le grand Nick Cave, est un chanteur, compositeur et auteur du groupe Nick Cave and the bad Seeds. Sa musique s’apparente à la musique populaire américaine, notamment au blues, comme on peut l’entendre dans son album From her to eternity.

C’est le genre d’artiste dont la musique vous prend aux tripes et vous touche en plein coeur.

Laetitia et Stéphane, la quarantaine, se sont rendus à son concert au Zénith de Paris le 4 Octobre dernier.

L’une adepte, l’autre novice, ils nous parlent de leur soirée.

• L’adepte, Laetitia :

Quand les ténèbres sont chassés par la musique céleste de Nick Cave et ses bad seeds (ses mauvaises graines). Quand de ces ténèbres la magie explose et opère sur un zénith complet .

Il est 20h , le public est en place, il y a de l’impatience dans l’air mais rien d’électrique plutôt quelque chose comme de l’émoi. Il n’y a pas de première partie, nous les attendons. Et puis les lumières de la scène, toutes tamisées, toutes douces, s allument…

Le public applaudit. Il est au comble de l’émotion, mais tout est très cérémonial. Puis les Bad Seeds rentrent, le public ne tient plus, il applaudit de plus en plus fort.
Les applaudissements sont tonitruants mais aucune forme d’hystérie, ils disent tout l’amour, le respect que nous avons pour ce groupe magique.
Enfin Nick Cave, ce chaman, arrive à son tour. Et c’est le début d’un long concert qui pourrait ressembler à une messe gospel. Même si Nick Cave ne croit pas en dieu, il croit en l’amour, et c’est sans compter qu’il nous en donne pendant deux heures et demi, deux heures et demi pendant lesquelles le paradis murmure à nos oreilles pour chasser ses ténèbres (il pleure aussi la mort de son fils).
Et puis notre chaman s’est mêlé à son public tantôt dans les gradins de droite, tantôt dans les gradins de gauche, faisant aussi monter ses disciples sur scène dans un calme, un respect et un amour indescriptible .
Nous n’étions plus exactement sur terre, presque plantés dans le ciel et il s’agit, finalement, de le pousser toujours plus loin, toujours plus loin…
C est d’ailleurs sur cette chanson si forte que le concert s’est terminé.
Keep on pushing and push the sky away

Messieurs, je vous aime.

• Stéphane, le novice :

« Nick Cave au Zénith de Paris… ne connaissant que quelques chansons de cet artiste, que j’appréciais néanmoins, j’étais plutôt là pour accompagner une fan. Encore un brun ténébreux qui joue les rockeurs paumés et malheureux pour ratisser toutes les filles !

Arrivé au Zénith. Une première aussi. Endroit qui pue la musique, moderne, simple, grand. Merde on est à la bourre ! Nous voilà assis sur le côté, le plus près de la scène possible. 10 min d’attente et ça commence. Pas de première partie, le groupe démarre… et l’autre brun en costard débarque sur scène. Il y a juste une chose qu’il faut dire avant de continuer, la musique c’est mieux quand c’est joué par des musiciens, des vrais.

Et là putain de premier choc. Les Bad Seeds, les notes, ils vous les font justes et ils vous les envoient en plein dans la gueule et dans le cœur. Qu’elles fassent 2 ou 100 décibels.

Deuxième choc avec ce type, ce brun, avec son costard et ses pompes de banquier cirées par maman. Il ne chante pas, il fait de la chirurgie cardiaque ! 2h30 sur une table d’opération sans anesthésie !

Le rock c’est ça : pas besoin de crier fort, de gesticuler et de débiter des insanités. Le rock c’est faire battre le cœur des Hommes à l’unisson en chantant la vie, la mort, l’amour.

En salle de réveil avec mon binôme qui a chialé la moitié du concert, on était un peu déboussolés, mais plus vivant que jamais et le cœur au Zénith. »

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