Only Real, la relève

In Chroniques d'Albums, Le Mag by Thomas Lanzoni0 Comments

Only Real,

De près ou de loin Niall Galvin, de son vrai blaze, ressemble à ton petit cousin relou des repas de famille. Genre, celui qui te lâche pas les pompes avant que t’aies cédé à sa connerie. Un peu le mix entre le sale gosse du premier Toy Story qui ne respeSid-1cte pas Buzz l’Eclair et un blondinet lambda.

Mais ce jeune Anglais de 22 ans reste quand même la progéniture de nos English favoris. Pourtant peu habitué aux concerts, il démarre sa carrière en trombe après un gros succès sur internet. Depuis très jeune, baigné dans la musique de part papa taulier qui l’habitue au concert de Neil Young et maman qui n’a pas décroché du rock des années 1960 (du genre Beach Boys), le jeune est donc élevé à l’anglaise. Ce qui lui vaut donc sa touche surf rock pop, ou pop irréelle comme certains disent. Bref, le tout c’est de savoir que la touche hip-hop de ses lyriques lui proviennent de l’éducation de ses potes.

 

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La relève

Pourquoi la relève à l’anglaise ? Un style très à part comme chaque groupe ayant vu le jour chez les British. Si l’Anglais moyen reste le mec qui ne se fond pas dans la masse en pimentant par un détail choc son way of life, alors voilà comment nous définirons le style de cette future machine à hits. Pourtant, il n’est toujours pas sous contrat alors qu’il commence à enchaîner les concerts dans son pays natale et même en France (Nantes, Le Lieu Unique et Paris, Le Nouveau Casino). Je vous conseille donc messieurs les spéculateurs de ne pas hésiter à mettre votre surplus de la CAF et de faire vos enfoirés en gardant vos étrennes pour ce vicieux.

Le retour du groove mélangé à une bad boy attitude plaisant de plus en plus à la ménagère et au grand public sans oublier nos amoureux du bon son, celui-ci ne devrait pas avoir du mal à se faire de la place dans ce bas monde du tatouage et de la pinte.

Habitué au concert de peu, il s’offre le Lieu Unique à Nantes pour une première dans l’hexagone. Son titre phare Cadillac Girl plaît alors aux visionnaires venus ce soir la. Il faut dire qu’entre un son légèrement disto, un riff bien californien et une voix peu soignée dans un mix de The Clash et une touche des Virgins, on ne peut que se faire plaisir.

Le jeune Niall a du talent et il le sait, comme tout bon rockeur lyrique utilisant une reverbe qui pue la joie de vivre et le Chill à son maximum, il a décidé de faire un son côté coeur. Backseat Kissers représente finalement l’apogée du jeune ado hipster sous un soleil de plomb et un bouquet de nana plutôt canon. Budweiser, quartier trop stylé, casquette à l’envers, démarche de zonard sont de la partie et finalement c’est en parfait accord avec ce son qui pourrait faire le meilleur titre d’une compile de yoga.

Tellement la classe, que The Shoes n’ont pas hésité à remixer notre jeune Niall. Avec un côté un peu plus mystique et quelques pointes reggae. Ils ont réussi à nous transformer notre jeune ado calme, en un son un peu plus stressant et angoissant. Mais bon se faire remixr par Les Chaussures à 22 ans c’est quand même autre chose que de percer dans son garage.

En tout cas vous comprendrez que si vous apercevez sa tête de futur matelot sur une affiche, c’est qu’il sera l’heure d’arrêter votre partie de dominos pour sortir la visa.

 

 

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