Top 10 des sons funky qui vont vous remuer l’arrière-train

In Le Mag, Tops by Marianne Josselin0 Comments

Regardez le ciel dehors empli de sombres nuages. En ces temps qui nous glacent et nous téléportent vers le monde du 3ème âge – boulot, tisane, dodo – il est bon de se rappeler l’écrasante chaleur de nos soirées d’été enflammées. « Se rappeler », que dis-je ? NON, il est bon de se REMOTIVER, de sortir le vin chaud puis la doudoune afin de vaincre ce diable d’hiver ! Et pour cela, rien de mieux qu’une petite playlist, funky à souhait.

« Aaaah ouais ça c’est groovy, c’est funky, c’est boogie » Ok, mais d’abord cékoi le funk ? Le funk c’est une forme de musique afro-américaine apparue aux Etats-Unis à la fin des années 1950. Pour être plus précis – Allez, nous en ressortirons tous moins bêtes – développée dans la lignée du mouvement Hard-bop. Selon certaines interprétations, le terme funk proviendrait de l’argot anglo-américain funky, qui signifie littéralement « puant », « qui sent la sueur », reproche traditionnellement adressé aux noirs par les Wasp et repris ensuite par les artistes noirs tel que Horace Silver dans son morceau Opus de Funk. Le cours d’histoire est terminé les enfants ! Je peux vous dire qu’avec ce qui va suivre, vous serez totalement excusés d’être « funky » !

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Le Funk est bel et bien apparu dans les années 50, oui mais il persiste toujours et a bien évolué depuis dans différents styles. Par conséquent, – et parce qu’ici on aime les belles choses bien faites – cet article vous présentera un top 10 rédigé dans l’ordre chronologique.

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C’est partiiiiii, on commence avec le gourou, le maître, le précurseur du funk James Brown. Il est considéré comme l’initiateur d’un funk urbain et revendicatif, d’abord avec le titre Papa’s got a brand new bag, sorti en 1965 via King Records, suivi du célèbre Sex Machine, en 1970. Impossible de faire semblant, il devait posséder la première place pour ce top 10 chronologique.

Il faut savoir que parallèlement au développement des influences hip-hop, le disco prenait aussi toute son ampleur, avec comme réunificateur musical le funk. Ainsi, connu pour ses succès de discothèque avec  And the Beat Goes On, en plein ère disco-funk, et Rock Steady, The Whispers est l’un des plus anciens groupes vocaux américains encore en activité avec un parcours entamé en 1964 à l’époque de The Temptations. Un petit remix dans l’ère du temps accompagnera cette (re)visite du beau classique, à retrouver en cliquant ici :

En continuant sur notre lancée disco-funk nous ne pouvions pas omettre Chic, LE groupe de diso-funk fondé en 1976 par le guitariste Nile Rogers et le bassiste Bernard Edwards. Le premier succès commercial de Chic, le maxi Dance, dance, dance (Yowsah, yowsah, yowsah), contient les ingrédients qui feront le succès du groupe : la basse et la batterie lourdes, la guitare légère et pétillante, les violons rythmés,…  L’album suivant, C’est chic, sortie le 8 novembre 1978, marquera la consécration mondiale du groupe avec le tube Le Freak dépassant les deux millions d’exemplaires. C’est le single le plus vendu de l’histoire d’Atlantic.

A la fin des années 1970 le rap nait grâce au nouveau recours aux boîtes à rythmes, aux platines vint et aux dernières générations de synthétiseurs. Avec leurs platines bricolées, les premiers DJ, comme Grandmaster Flash jouent les disques de funk de leur enfance en les triturant via des tables de mixage et inventent les premières techniques de scratching. C’est la relève : les groupes comme Sugarhill Gang, et bien d’autres seront la base funky de la future révolution hip-hop. On se trouve à la frontière entre le funk et le hip-hop, dont le meilleur exemple est le fameux Rapper’s Delight de Sugarhill Gang, construit sur un sample de la légendaire ligne de basse du morceau ci dessus.

Ce single I Like What You’re Doing To Me a explosé les ventes dans le monde entier avec sa ligne de basse funky. Young and Company  est devenu un des représentant majeurs du funk mélodieux dans les années 80 grâce à des airs de danse pour ceux qui aiment faire la fête.

Et 30 ans plus tard, qui a dit que le funk, c’était fini ? Les amoureux du groove n’ont qu’à bien se tenir avec KON, la moitié du duo légendaire KON & AMIR, mythiques personnages qui font probablement partie des meilleurs djs de la planète. Hip-hop, funk, soul, jazz, R&B, latin, disco, reggae, rien ne leur résistent puisqu’ils en sont des connaisseurs inégalables dont la collection de vinyles est l’une des plus complète du monde. Ici KON embrasse un projet avec énorme échec potentiel : remixer une des pistes les plus reconnus de funk de tous les temps : Hooked de Sir Own. Je n’aurais jamais pu imaginer que l’on puisse faire étinceler l’original. Une écoute sublime pour les oreilles.

Just A Touch est ce genre d’artiste sur lequel tu tombes par hasard en laissant vagabonder ton soundcloud. Wolfpack est un morceau réalisé à la perfection pour un public qui ne demande qu’à émoustiller son apéritif. Affaire à suivre avec cet artiste…

Club Coeur est le premier album du trio Les Loups, parfaits représentants du nouveau mouvement qu’est la Nu Disco : de la bonne grosse French House Groovy dopée au sampling et à la basse grasse, nostalgique de l’époque Funk/Disco classique que nous n’avons pas connue mais que nous redécouvrons chaque jour -et de plus en plus- ; Club Coeur est l’album à ne pas manquer pour tous les fans du genre.

Encore plus dansant, cramponnez-vous avec Autoreverse, joyeux duo Avignonnais. Sexy Eyes est le fruit de plusieurs mois de travail enfermés en studio, à la recherche d’un mixage impeccable pour donner cet effet bouce et groovy assimilable à chacune de leurs productions. Autoreverse est un bon moyen de combattre cette morosité hivernale arrivant à grands pas déhanchant aux rythmes disco et vinage ; je vous invite à écouter tous leurs titres, aussi éclatants les uns que les autres.

Pour clore cet article en beauté, je vous ai un peu menti… Ce morceau là n’est pas le dernier en date – un an avant Autoreverse -, mais pour pouvoir commencer avec James brown il fallait quelque chose de dingue au bout du chemin. Je pense que vous comprendrez pourquoi en écoutant ce titre Don’t Waste My Time réalisé par Click Click et Jan Ketel, Djs pros dans l’art du métissage musical.  Attention : le clip, parfaitement représentatif des débuts du funk que nous avons largement débroussaillés plus tôt, est tout autant addictif que le groove qui sortira de vos enceintes à ce même moment. Je vous aurais prévenus.

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